Week-end à Toronto

Catégorie : Session tourisme

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WordCamp Toronto

WordCamp Toronto

Un blog que je suis régulièrement, WebDesigner Wall, a lancé il y a 2 semaines un concours permettant de gagner des tickets pour une conférence axée sur WordPress, une plateforme de développement de blogs/sites qui a le vent en poupe ces temps-ci et que j’utilise pour mon blog. Celle-ci se déroulait à Toronto, ce weekend du 8 mai, et rassemblait plusieurs acteurs de la communauté WordPress du secteur, notamment Nick La, l’auteur de ce fameux blog. Malheureusement, je n’ai pas gagné mais en m’intéressant de plus près à l’événement et en voyant le prix assez bas du ticket ($50), je me suis mis en tête d’y aller quand même, me donnant l’opportunité de visiter cette ville qui était en plus mon prochain objectif de trip.

Je suis parti en train (4h30 de trajet) vendredi soir, alors que j’hésitait au départ entre bus et avion. Le réseau de chemin de fer au Canada n’est pas aussi développé qu’en France, mais le voyage s’est avéré très confortable. Espace pour les jambes, siège confortables, prise de courant pour l’ordi, Wi-Fi gratos… le grand luxe, et en classe Eco ! Après une dure semaine de travail et peu de sommeil, je suis arrivé sur les rotules vers 23h dans l’auberge de jeunesse où je devais dormir.

Ma conférence se déroulait de vendredi à dimanche de 10h à 16h, j’ai eu donc un peu de temps pour visiter la ville, du moins le downtown. Cela dit vu la taille de la ville c’était un minimum. Toronto (Ontario), c’est quand même la plus grande ville du Canada avec plus de 2,5M d’habitants intra-muros (1,6M pour Montréal). Et non, ce n’est pas la capitale ! Les canadiens disent souvent que c’est le « New-York » du Canada. Même si Toronto est sans commune mesure avec la Grosse Pomme, on peut effectivement y retrouver quelques ressemblances. Mais c’est principalement dû au fait qu’on est en province anglophone, et que sorti du Québec on sent nettement plus l’influence américaine. Les marchands de hot-dogs par contre, c’est royal, proposent tout un tas de garniture genre oignons, olives, choucroute (!) et pleins de sauces différentes pour customiser son sandwich (mention spéciale à la moutarde au miel !).

La ville est placée au bord du lac Ontario, un des grands lacs nord-américains, et semble particulièrement active et en pleine expansion. Des dizaines de tours d’appartements ont été récemment construite autour du gros blocs de bâtiments du centre financier, et il continue de s’en construire. Et puis, il ya la CN Tower, l’emblème de Toronto. Cet édifice à été pendant longtemps la structure la plus haute du monde avec 553 mètres. Bien sûr, on peut y monter, ce que j’ai fait samedi. $21, c’est quand même pas mal cher pour prendre l’ascenseur, mais il faut dire que la vue en vaut la peine ! Je me suis aussi baladé sur les bords du lac, aménagés pour les touristes de mon espèce qui nourrissent les mouettes et prennent des photos de n’importe quoi.

Au final, pas mal de nouvelles expériences pour ce week-end. Comme prévu, je n’ai pas eu de problème à communiquer sur place. Je manque un peu de pratique c’est sûr, mais j’apprends vite, et j’ai envie de renouveler l’expérience. Coté conférence, sans vouloir m’étendre, je me suis bien amusé, fais quelques contacts et appris pas mal de bonnes choses.

Maintenant, concernant mon prochain objectif, je me tâte entre Chicago ou retourner à New-York, voir de quoi ça à l’air quand il fait beau et chaud…

Première année à Montréal : l’heure du bilan

Catégorie : Montreal's life

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On dit souvent que le temps passe vite, et c’est souvent à raison.

Oui (j’ai encore du mal à le réaliser) : cela fait maintenant 1 an que je suis à Montréal.

Arrivé sans trop savoir quoi faire, sans savoir si j’allais rester au terme de cette année, j’ai vite trouvé mes repères et décroché un emploi. Celui-ci s’est finalement montré aussi intéressant que prometteur : j’y suis encore et je ne suis pas prêt de m’en séparer. J’ai donc décidé de rempiler pour 18 mois supplémentaires.

La ville de Montréal s’est avérée à mon goût, il y fait bon vivre malgré l’hiver long et rigoureux. Les québecois sont des gens chaleureux, même s’ils le sont moins que ce qu’on pourrait en penser d’un regard extérieur, surtout français. Il n’est pas difficile de s’intégrer si on le souhaite vraiment, Montréal étant une ville très colorée et cosmopolite, on y retrouve des gens de tous horizons. Cela dit, je me suis vite retrouvé à fréquenter des français : quoiqu’on en dise, les québecois ont une culture et une mentalité nettement différente de la notre. Il faut donc du temps pour les comprendre et s’y adapter. Mais le problème des français, c’est que, pour la plupart de ceux que je fréquente, leur séjour n’est pas « indéfini » comme pouvait l’être le mien. Les soirées d’adieu sont donc monnaie courante et il faut savoir nouer d’autres liens afin de ne pas se retrouver seul. Cet effort constant est pour moi assez pénible, mais le sachant, mieux vaut essayer d’en faire quelque chose de positif. C’est une chose à laquelle je travaille.

De plus, j’ai souvent été en période d’ »insécurité », me demandant si j’allais être gardé par mon taf, si j’allais faire ma vie ici ou repartir en France. Avec mon séjour de 2 semaines en France, j’ai réussi à m’affranchir de cette incertitude. J’ai été officiellement accepté comme employé permanent de mon entreprise (comprenez : CDI assuré), et, après un travail de recul sur mon parcours et mes objectifs, je me suis décidé quant à mon avenir canadien.

J’ai décidé de ne faire du Canada qu’une expérience à durée indéterminée. Comprenez que je compte rentrer en France, mais pour l’instant, je reste ici. Plusieurs raisons à cela :

  • D’une part, la situation économique en France m’a particulièrement fait réfléchir, sachant que le Canada est nettement moins touché et que ma boîte est en bonne santé financière. D’après moi, c’est vraiment pas le moment pour rentrer et s’insérer professionnellement.
  • Ensuite, je vais à peine fêter la première année de ma carrière (le 5 mai) dans le domaine du web, et je pense qu’il est évident qu’arriver en France avec un bagage d’au moins 2 ou 3 ans me serai beaucoup plus utile.
  • Et puis, qui sait, si ça se trouve je n’aurai plus l’occasion de revenir dans le coin par après. Je veux dire, il me reste tellement de coins à aller voir, de chose à faire, que si je pars maintenant je vais forcément regretter.

De plus, je suis arrivé de retour de France avec une énergie nouvelle, me faisant vraiment réaliser que je ne suis que de passage ici, loin de chez moi. Une envie de profiter à fond, car maintenant le compte à rebours est lancé, même si je ne sais pas quand il finira.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu et aidé à relecver ce défi, qui m’a permis d’en apprendre beaucoup, sur les autres et sur moi-même.

De gros bisous tièdes (car oui, c’est fini le froid ici =D !) de Montréal, Québec.

TomZ

Week-end à la vieille capitale

Catégorie : Session tourisme

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Week-end à Québec

Week-end à Québec

Évidemment, je suis à Montréal depuis presque un an, et malgré ça, je n’étais jamais allé visiter Québec, la capitale de la province. Honte à moi pourrait-on dire, car c’est la destination touristique la plus proche. Mais ma motivation à partir voir du neuf a finalement eu raison de cette « lacune » (bah ouais, j’ai peut-être pas trop bougé mais je suis allé à New-York, quand même =p ). Le temps de motiver et recruter les troupes : Yo, Seb et Flore, parce qu’à plusieurs, c’est mieux !

Trois-Rivières et les chutes de Montmorency

Malheureusement, rien à voir avec le rhum éponyme : Trois-Rivières est une ville situé le long du St-Laurent, à mi-chemin entre Montréal et Québec (1h30 de route). Pas grand chose à voir ici, il faut le reconnaître. En tout cas rien d’impressionnant ou de tape-à-l’œil. Mais ce fût l’endroit idéal pour faire une pause-repas, suivi d’une mini-balade digestive au bord du fleuve, sur lequel flotte un nombre incroyable de gros pans de glace. Hé oui, on dirait pas comme ça, mais le printemps arrive « tranquillement pas vite » !

1h30 de route plus tard (…), Québec se montre enfin, mais on devait tout d’abord passer à la chute de Montmorency, à 20min après la ville, tant qu’il faisait jour. L’une des particularité du truc, c’est qu’en plus des coulées de glace qu’on peut observer à droite à gauche, il y a un phénomène exclusif à la saison hivernale, qu’on appelle le « pain de sucre ». La brume dégagée par l’eau qui atterrit gèle petit à petit pour former un espèce de monticule de neige/glace géant qui mesure bien la moitié de la hauteur totale de la chute. Beaucoup de gens y viennent pour se balader, admirer la vue, faire de l’escalade sur glace ou de la « crazy carpet » (comme de la luge mais juste avec un tapis en plastoc), le tout sur l’eau gelée de la petite baie dans laquelle se jette la chute. Le St-Laurent est d’ailleurs lui-aussi gelé sur quelques km2.

Québec

C’est dommage parce que du coup on est arrivé à la tombée de la nuit… mais bon y avait quand même de quoi faire quelques photos. Contrairement à celle de Montréal, le centre historique de Québec constitue non-seulement le point le plus touristique mais est également un quartier très animé, en plus d’être nettement plus grand. Les rues pavées entourées de maison à l’architecture typiquement québecoise ne manquent pas de bars et de restos, en plus des inévitables pièges à touristes et autre MacDo. Le tout est entouré d’un mur fortifié formant la citadelle et surplombé par le château Frontenac, imposante bâtisse, qui contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’a rien d’un bâtiment d’origine militaire. C’est un hôtel de luxe qui fût contruit comme tel pour les clients de la société ferroviaire Canadien Pacifique. De nuit, le Château est éclairé, et depuis la citadelle on peut observer les bateaux-navette faisant l’aller-retour entre les 2 rives du Saint-Laurent. La soirée s’est terminée tranquillement avec un petit bar et quelques bonnes crêpes =D

Il a fallu ensuite trouver un motel, mais l’état de fatigue général n’aidant pas, on s’est plus ou moins perdu et on a tourné en rond pendant 1h avant de retrouver notre chemin, et finalement on avait bien mérité un bon bain de pied pour les faire dégeler. Parce que mine de rien, on trouve toujours le moyen de se mettre 2kg de neige par chaussure !

Lac Beauport, les chien-chiens et la motoneige

Nos activités prévues se passaient à proximité du Lac Beauport, mais comme les chiens n’étaient pas encore prêts, c’était l’occasion d’aller faire un petit tour sur le lac complètement gelé pour s’adonner à un échauffement à base de boules de neiges et de coups foireux en tous genres. Après cet apéritif fort défoulant, il était temps de passer au plat de résistance avec la balade d’1h en chien de traineau. En fait, je me suis laissé un peu surprendre parce que c’est tout sauf reposant ! L’interaction avec les chiens est plutôt poussée : il faut gueuler pour les faire démarrer, les encourager, et pousser le traineau pendant les montées. Les chiens n’hésitent d’ailleurs pas à se retourner s’ils sentent que ça pousse pas assez derrière. Heureusement qu’on était 2 par traineaux, j’ai pu passer le relais à Yo une fois que j’avais plus de jambes =D Même si on a l’impression que ce sont les chiens qui dirigent, le « pilote » à quand même une bonne marge de manoeuvre, une fois le coup de main pris. Évidemment on s’est aperçu qu’on avait pas un contrôle total après qu’on se soit retrouvé les dents dans la neige suite à un retournement du traineau. Un virage difficile dans lequel les chiens sont partis tout droit (allez savoir pourquoi !), et hop le traineau qui suit. En plus l’évènement à été intégralement filmé, la vidéo est dans mon album web. Ils ont quand même eu droit à une session de caresses parce qu’ils l’ont bien mérité, et ils fallait les remercier de nous avoir collé de gros sourires sur nos visages =) !

Finalement, pour le dessert on s’est fait plaisir avec une petite balade en motoneige : une expérience grisante. Même si au final on a pas dépassé les 60km/h, les sensations sont quand même pas mal, avec de bonnes accélérations pour bouffer des grosses montées et de grosses secousses. Mais le truc est bien confortable cela dit. Et le cadre, comme avec le chien de traineau, est super, dans une forêt complètement enneigée en pleine nature. Ca gère !

L’objectif ultime pour terminer cet excellent week-end était d’aller dans une cabane à sucre, un endroit où on confectionne des produits à base de sirop d’érable et où on peut manger des plats typiquement canadiens (sisi, ça existe !), mais malheureusement c’était fermé… on a donc fini dans un fast-food au bord de l’autoroute avant de rentrer à Montréal vers 22h dimanche. On peut pas tout avoir !