Week-end à la vieille capitale

Catégorie : Session tourisme

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Week-end à Québec

Week-end à Québec

Évidemment, je suis à Montréal depuis presque un an, et malgré ça, je n’étais jamais allé visiter Québec, la capitale de la province. Honte à moi pourrait-on dire, car c’est la destination touristique la plus proche. Mais ma motivation à partir voir du neuf a finalement eu raison de cette « lacune » (bah ouais, j’ai peut-être pas trop bougé mais je suis allé à New-York, quand même =p ). Le temps de motiver et recruter les troupes : Yo, Seb et Flore, parce qu’à plusieurs, c’est mieux !

Trois-Rivières et les chutes de Montmorency

Malheureusement, rien à voir avec le rhum éponyme : Trois-Rivières est une ville situé le long du St-Laurent, à mi-chemin entre Montréal et Québec (1h30 de route). Pas grand chose à voir ici, il faut le reconnaître. En tout cas rien d’impressionnant ou de tape-à-l’œil. Mais ce fût l’endroit idéal pour faire une pause-repas, suivi d’une mini-balade digestive au bord du fleuve, sur lequel flotte un nombre incroyable de gros pans de glace. Hé oui, on dirait pas comme ça, mais le printemps arrive « tranquillement pas vite » !

1h30 de route plus tard (…), Québec se montre enfin, mais on devait tout d’abord passer à la chute de Montmorency, à 20min après la ville, tant qu’il faisait jour. L’une des particularité du truc, c’est qu’en plus des coulées de glace qu’on peut observer à droite à gauche, il y a un phénomène exclusif à la saison hivernale, qu’on appelle le « pain de sucre ». La brume dégagée par l’eau qui atterrit gèle petit à petit pour former un espèce de monticule de neige/glace géant qui mesure bien la moitié de la hauteur totale de la chute. Beaucoup de gens y viennent pour se balader, admirer la vue, faire de l’escalade sur glace ou de la « crazy carpet » (comme de la luge mais juste avec un tapis en plastoc), le tout sur l’eau gelée de la petite baie dans laquelle se jette la chute. Le St-Laurent est d’ailleurs lui-aussi gelé sur quelques km2.

Québec

C’est dommage parce que du coup on est arrivé à la tombée de la nuit… mais bon y avait quand même de quoi faire quelques photos. Contrairement à celle de Montréal, le centre historique de Québec constitue non-seulement le point le plus touristique mais est également un quartier très animé, en plus d’être nettement plus grand. Les rues pavées entourées de maison à l’architecture typiquement québecoise ne manquent pas de bars et de restos, en plus des inévitables pièges à touristes et autre MacDo. Le tout est entouré d’un mur fortifié formant la citadelle et surplombé par le château Frontenac, imposante bâtisse, qui contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’a rien d’un bâtiment d’origine militaire. C’est un hôtel de luxe qui fût contruit comme tel pour les clients de la société ferroviaire Canadien Pacifique. De nuit, le Château est éclairé, et depuis la citadelle on peut observer les bateaux-navette faisant l’aller-retour entre les 2 rives du Saint-Laurent. La soirée s’est terminée tranquillement avec un petit bar et quelques bonnes crêpes =D

Il a fallu ensuite trouver un motel, mais l’état de fatigue général n’aidant pas, on s’est plus ou moins perdu et on a tourné en rond pendant 1h avant de retrouver notre chemin, et finalement on avait bien mérité un bon bain de pied pour les faire dégeler. Parce que mine de rien, on trouve toujours le moyen de se mettre 2kg de neige par chaussure !

Lac Beauport, les chien-chiens et la motoneige

Nos activités prévues se passaient à proximité du Lac Beauport, mais comme les chiens n’étaient pas encore prêts, c’était l’occasion d’aller faire un petit tour sur le lac complètement gelé pour s’adonner à un échauffement à base de boules de neiges et de coups foireux en tous genres. Après cet apéritif fort défoulant, il était temps de passer au plat de résistance avec la balade d’1h en chien de traineau. En fait, je me suis laissé un peu surprendre parce que c’est tout sauf reposant ! L’interaction avec les chiens est plutôt poussée : il faut gueuler pour les faire démarrer, les encourager, et pousser le traineau pendant les montées. Les chiens n’hésitent d’ailleurs pas à se retourner s’ils sentent que ça pousse pas assez derrière. Heureusement qu’on était 2 par traineaux, j’ai pu passer le relais à Yo une fois que j’avais plus de jambes =D Même si on a l’impression que ce sont les chiens qui dirigent, le « pilote » à quand même une bonne marge de manoeuvre, une fois le coup de main pris. Évidemment on s’est aperçu qu’on avait pas un contrôle total après qu’on se soit retrouvé les dents dans la neige suite à un retournement du traineau. Un virage difficile dans lequel les chiens sont partis tout droit (allez savoir pourquoi !), et hop le traineau qui suit. En plus l’évènement à été intégralement filmé, la vidéo est dans mon album web. Ils ont quand même eu droit à une session de caresses parce qu’ils l’ont bien mérité, et ils fallait les remercier de nous avoir collé de gros sourires sur nos visages =) !

Finalement, pour le dessert on s’est fait plaisir avec une petite balade en motoneige : une expérience grisante. Même si au final on a pas dépassé les 60km/h, les sensations sont quand même pas mal, avec de bonnes accélérations pour bouffer des grosses montées et de grosses secousses. Mais le truc est bien confortable cela dit. Et le cadre, comme avec le chien de traineau, est super, dans une forêt complètement enneigée en pleine nature. Ca gère !

L’objectif ultime pour terminer cet excellent week-end était d’aller dans une cabane à sucre, un endroit où on confectionne des produits à base de sirop d’érable et où on peut manger des plats typiquement canadiens (sisi, ça existe !), mais malheureusement c’était fermé… on a donc fini dans un fast-food au bord de l’autoroute avant de rentrer à Montréal vers 22h dimanche. On peut pas tout avoir !