On dit souvent que le temps passe vite, et c’est souvent à raison.
Oui (j’ai encore du mal à le réaliser) : cela fait maintenant 1 an que je suis à Montréal.
Arrivé sans trop savoir quoi faire, sans savoir si j’allais rester au terme de cette année, j’ai vite trouvé mes repères et décroché un emploi. Celui-ci s’est finalement montré aussi intéressant que prometteur : j’y suis encore et je ne suis pas prêt de m’en séparer. J’ai donc décidé de rempiler pour 18 mois supplémentaires.
La ville de Montréal s’est avérée à mon goût, il y fait bon vivre malgré l’hiver long et rigoureux. Les québecois sont des gens chaleureux, même s’ils le sont moins que ce qu’on pourrait en penser d’un regard extérieur, surtout français. Il n’est pas difficile de s’intégrer si on le souhaite vraiment, Montréal étant une ville très colorée et cosmopolite, on y retrouve des gens de tous horizons. Cela dit, je me suis vite retrouvé à fréquenter des français : quoiqu’on en dise, les québecois ont une culture et une mentalité nettement différente de la notre. Il faut donc du temps pour les comprendre et s’y adapter. Mais le problème des français, c’est que, pour la plupart de ceux que je fréquente, leur séjour n’est pas « indéfini » comme pouvait l’être le mien. Les soirées d’adieu sont donc monnaie courante et il faut savoir nouer d’autres liens afin de ne pas se retrouver seul. Cet effort constant est pour moi assez pénible, mais le sachant, mieux vaut essayer d’en faire quelque chose de positif. C’est une chose à laquelle je travaille.
De plus, j’ai souvent été en période d’ »insécurité », me demandant si j’allais être gardé par mon taf, si j’allais faire ma vie ici ou repartir en France. Avec mon séjour de 2 semaines en France, j’ai réussi à m’affranchir de cette incertitude. J’ai été officiellement accepté comme employé permanent de mon entreprise (comprenez : CDI assuré), et, après un travail de recul sur mon parcours et mes objectifs, je me suis décidé quant à mon avenir canadien.
J’ai décidé de ne faire du Canada qu’une expérience à durée indéterminée. Comprenez que je compte rentrer en France, mais pour l’instant, je reste ici. Plusieurs raisons à cela :
- D’une part, la situation économique en France m’a particulièrement fait réfléchir, sachant que le Canada est nettement moins touché et que ma boîte est en bonne santé financière. D’après moi, c’est vraiment pas le moment pour rentrer et s’insérer professionnellement.
- Ensuite, je vais à peine fêter la première année de ma carrière (le 5 mai) dans le domaine du web, et je pense qu’il est évident qu’arriver en France avec un bagage d’au moins 2 ou 3 ans me serai beaucoup plus utile.
- Et puis, qui sait, si ça se trouve je n’aurai plus l’occasion de revenir dans le coin par après. Je veux dire, il me reste tellement de coins à aller voir, de chose à faire, que si je pars maintenant je vais forcément regretter.
De plus, je suis arrivé de retour de France avec une énergie nouvelle, me faisant vraiment réaliser que je ne suis que de passage ici, loin de chez moi. Une envie de profiter à fond, car maintenant le compte à rebours est lancé, même si je ne sais pas quand il finira.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu et aidé à relecver ce défi, qui m’a permis d’en apprendre beaucoup, sur les autres et sur moi-même.
De gros bisous tièdes (car oui, c’est fini le froid ici =D !) de Montréal, Québec.
TomZ






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